mercredi 18 juin 2014

Médiation, prévention et protection au cœur de nos priorités régionales

Commission permanente du  18 juin 2014

Jean-Paul Huchon, Président du Conseil régional d’Ile-de-France et Abdelhak Kachouri, Vice-président en charge de la citoyenneté de la politique de la ville et de la sécurité, ont fait voter aujourd’hui une subvention de 1,2 million d’euros afin de mettre en œuvre des actions de médiation, prévention et protection avec pour objectif de soutenir les initiatives locales qui améliorent la sécurité, la prévention et la réparation des actes délictueux et incivilités sur tout le territoire francilien.

Pour mettre en place ces actions, la Région s’appuie sur les collectivités, communes et intercommunalités. Elle les aide à élaborer leurs projets stratégiques de sécurité en participant au financement des études. Trois priorités : développer la médiation, développer la prévention et protéger les publics fragiles.

Développer la médiation en Ile-de-France

Devant les engorgements des instances judiciaires, la mauvaise information des particuliers sur leur droit, la Région renforce son intervention en matière de médiation pour rétablir les liens sociaux.

Pour cela la Région traite de toutes les facettes de la médiation et notamment sociale : la Région renforce la présence humaine sur les territoires en participant au financement d’équipes de médiateurs qui sont là pour apaiser les tensions dans l’espace public, familiale : à destination des couples qui sont dans des situations conflictuelles, scolaire : pour lutter contre le décrochage scolaire.

Des points de médiations sont développés sur l’ensemble de l’Ile-de-France. Exemple : les points d’information multi services (PIMMS) dans les quartiers situés en politique de la ville.

Développer la prévention pour l’équilibre social de l’Ile-de-France. 

Depuis 1988 la Région développe une politique de prévention. Désormais, la Région  articule son action autour de trois axes :

- L’aide à la parentalité : la Région finance les mesures d’accompagnement qui restaurent le rôle éducatif des parents (Points-écoute jeune, maison de l’adolescent, ….)

- L’accès au droit : la Région poursuit son engagement en faveur des Conseils départementaux d’accès au droit (CDAD) (accès aux renseignements juridiques gratuitement par le biais de permanences assurés par des professionnels)

- La réinsertion sociale des détenus et sortants de prison : la Région soutient des projets qui contribuent à la prévention de la récidive ou qui apportent une aide à la réinsertion sociale et professionnelle.

Protéger et accompagner les publics fragiles

 - Femmes victimes de violences

Depuis 1999 la Région mène une politique ambitieuse pour accueillir et héberger les femmes en difficultés ; création et réhabilitation d’hébergements et accueils de jour ; accompagnement social, juridique et psychologique des femmes en difficulté.

 - Soutien aux enfants témoins et victimes de violences familiales

La Région soutient les associations qui mettent en place des actions d’aide aux victimes. Les enfants témoins ou victimes de violences familiales doivent être pris en charge d’une façon adaptée au traumatisme subi.

Faire vivre le souvenir de la "Grande Guerre"

Commission permanente du 18 juin 2014

Dans le cadre du centenaire de la guerre 14-18, la Région Île-de-France s’engage pour faire vivre le souvenir de ce qu’on a appelé la « Grande Guerre » et ce qu’on espérait la « der des ders ». Au nom de tous les combattants et de tous les morts des deux camps, au nom des survivants aussi, cette année est particulièrement importante : 100 ans après, que vive leur mémoire, qu’elle nous rappelle les atrocités qu’ils ont vécues et qu’elle en fasse un repoussoir absolu pour le futur. Le devoir de mémoire n’a de sens que s’il constitue une alerte permanente pour maintenir la paix entre les peuples.  

C’est dans cette démarche que Jean-Paul Huchon, Président du Conseil régional d’Île-de-France et Julien Dray, Vice-président en charge de la culture, ont fait voter aujourd’hui par les élus régionaux un soutien à 6 projets culturels sur tout le territoire francilien autour de la commémoration de la Première guerre mondiale. Le total des subventions s’élève à 70 900 euros.

1)    Le projet « hôpital auxiliaire 73 » est une création théâtrale portée par la compagnie Philippe Eretzian, qui met en valeur le site du château de Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne), transformé en hôpital militaire pendant la guerre 14-18. Les saynètes seront jouées lors des journées du patrimoine en septembre à la Maison des Artistes et Maison d’Art Bernard Anthonioz.

2)    La commune de Chaville (Hauts-de-Seine) organisera une exposition autour des croquis de guerre d'André Dunoyer de Segonzac, ainsi que des œuvres d’artistes camoufleurs (André Fays, Emile Gallois). A voir à l’Atrium de Chaville du 24 octobre au 24 novembre prochains.

 3)    La Ville de Rambouillet (Yvelines) accueillera diverses manifestations culturelles autour de la Grande Guerre 5 expositions dont 1 itinérante ; 1 spectacle au Théâtre du Nickel, le 17 octobre 2014; des actions pluriannuelles sur la période 2014-2018 avec notamment des projections de films ou encore des lectures publiques.

4)  L’ONF (Office national des forêts) refait vivre le camp retranché de Paris. Un programme culturel pédagogique et scientifique qui se déclinera sous plusieurs formes:

 

- une exposition itinérante en forêt de Sénart (Seine-et-Marne et Essonne) du 15 octobre au 15 novembre 2014 ;

- une exposition itinérante en forêt de Montmorency (Val d’Oise) de novembre 2014 à novembre 2018, mise à disposition des établissements scolaires et des bibliothèques du Val d’Oise ;

- la mise en place d'un programme d’animations et de visites commentées à destination des scolaires qui permettront d’observer les traces du camp retranché, de septembre 2014 à décembre 2018.

5)    Le projet théâtral bilingue « Carbone 14 », conçu par la compagnie « La position du guetteur », met en scène deux protagonistes, une Française et une Allemande. Il remonte de nos jours jusqu’à la Grande guerre à travers leur mémoire, mais aussi par l’évocation d’écrivains et de poètes des deux pays. Cette pièce sera jouée le 9 et 10 octobre prochains à Paris, avant une tournée en France et en Allemagne, en partenariat avec le Goethe institut de Paris.

6)    Enfin, ce sont « 14 visages et vestiges de la Grande guerre » qui s’exposeront gare de l’Est du 23 juin au 30 novembre 2014, à partir du travail de Didier Pazery.Organisée par l’association « Chambre avec vues », cette exposition photographique est constituée de portraits monumentaux de survivants de la guerre, de photos de paysages de champs de bataille et d’objets conservés dans les collections du Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux.

 Chacune de ces opérations contient une dimension à la fois artistique et pédagogique, mais également patrimoniale. Sans compter l’émotion liée à ces commémorations, toujours palpable, et qui se révèle avec force dans nombre de ces projets.

 

NS'M : *Communiqué de presse* "Notre ville maintenue en territoire prioritaire"

J'ai appris par la Ministre en charge de la Ville, Najat Vallaud-Belkacem, que notre ville restera dans les priorités de l'État en matière d'accompagnement spécifique. 

Ville isolée, c'est notamment l'une des raisons qui amène le gouvernement a maintenir son dispositif, Neuilly-sur-Marne devra relever le défi du changement urbain, social et culturel en impulsant des politiques publiques ambitieuses et renouvelées.

L'équipe de Jacques Mahéas sous son autorité a déjà engagé ce travail que j'ai salué et que j'encourage une nouvelle fois. 

Les résultats positifs y sont palpables notamment sur le volet renouvellement urbain aux Fauvettes.  

Mais il nous faudra trouver d'autres moyens de financement qui viendront renforcer l'intervention de l'État, du département et de la Région Île-de-France pour garantir aux Nocéennes et aux Nocéens des services publics de qualité, une programmation culturelle rafraîchie, des équipements dans nos écoles dignes d'accueillir les enfants, en traduisant les projets d'extensions de nos maternelles et/ou primaires. 

L'action politique doit à présent prendre toute sa place dans cette nouvelle phase qui s'ouvre dans notre ville. 

Je resterai attentif tout au long du mandat à la transformation nécessaire de notre ville, en contribuant à lui donner une identité, une vie et une ambition. 

C'est donc avec joie que j'accueille cette décision du gouvernement. 

Abdelhak Kachouri
Vice-président de la Région île-de-France en charge de la Politique de la Ville, de la Citoyenneté et de la Sécurité 
Conseiller municipal de Neuilly-sur-Marne

   

mardi 17 juin 2014

NS'M : Le Conseil Municipal se réunira en séance le jeudi 19 juin 2014 à 20 h 00

Vous trouverez ci-dessous l'ordre du jour du Conseil Municipal auquel je vous invite ce jeudi.

A très vite !

AK



1 - Rapport sur la gestion de la SE.MI.NOC en 2013

2 - Indemnité de conseil au receveur municipal

3 - Délégation du Conseil Municipal en matière financière

4 - Animation sociale des quartiers – Subvention du Conseil Régional

5 - Modification des installations de chauffage de l’école maternelle Chénier – Demande de subvention auprès du Conseil Régional Ile-de-France

6 - Représentation du Conseil Municipal au sein du conseil de surveillance de l’hôpital de Maison-Blanche

7 - Représentation du personnel au sein du comité technique commun

8 - Droit à la formation des élus

9 - Extension du réseau de chauffage urbain – Signature d’un protocole transactionnel avec La BIR
 
10 - Projet de rénovation urbaine – Avenant à la convention tripartite pour la construction de 95 logements avenue de Saintonge / avenue Léon Blum
 
11 - Demande d’autorisation préalable pour tous les travaux de ravalement
 
12 - Conventions de partenariat avec les associations nocéennes pour l’opération « Neuilly Plage » 2014
 
13 - Conventions de partenariat avec l’association « Au Fil de l’Eau »
 
14 - Organisation du concours communal de fleurissement de la France
 
15 - Personnel communal : modification du tableau des effectifs
 
16 - Rapport sur application des articles L.2122.22 et L.2122.23 du Code Général des Collectivités Territoriales
 
17 - Questions orales

dimanche 25 mai 2014

Agir contre l'antisémitisme avec fermeté

Je condamne avec la plus grande fermeté les actes odieux survenus à Bruxelles et à Créteil qui viennent nous rappeler encore et toujours, que l'antisémitisme doit être plus que jamais combattu avec force et détermination.  


Rien ne peut excuser des crimes racistes et antisémites contre des hommes et des femmes parce que juifs.


J'adresse à leurs familles et à leur communauté mes condoléances les plus sincères. 


Pensées aux victimes et à leurs proches.


Abdelhak Kachouri

Vice-président de la Région île-de-France 

Conseiller municipal de Neuilly-sur-Marne 



mercredi 21 mai 2014

La communication et la publicité sans stéréotypes sexistes ?

Jean-Paul Huchon, Président du Conseil régional d’Ïle-de-France et Abdelhak Kachouri, Vice-président chargé de la citoyenneté, de la politique de la ville et de la sécurité ont le plaisir de vous inviter à la table-ronde :
 
La communication et la publicité sans stéréotypes sexistes ?
 
Vendredi 23 mai 2014 de 9h30 à 12h
 
Conseil régional d’Île-de-France
Hémicycle
57 rue de Babylone
75007 Paris
Métro : Saint-François-Xavier
 
Inscription obligatoire : 
semainedelegalite@iledefrance.fr
 
La rencontre sera suivie d’un cocktail.
 
Les échanges seront traduits simultanément en langue des signes française.
 
Programme :
 
Des professionnels du secteur de la communication et de la publicité interviendront pourprésenter les actions menées, les recommandations élaborées et les outils utilisés par chaque structure pour lutter contre les stéréotypes sexistes :

· Stéphane Martin, Directeur général de l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP)

· Vincent Leclabart, Président  de l’Association des Agences-Conseils en Communication (AACC)

· Evelyn Soum, Représentante des agences conseils en communication au Conseil Paritaire de la Publicité (CPP), qui présentera le récent avis du CPP sur le sujet des stéréotypes sexués, sexistes et sexuels dans la publicité

· Xavier Crouan, Directeur Général Adjoint des Services à l’Unité Communication de la communication de la Région Île-de-France, membre du bureau de l’association « Communication Publique »
 
Puis la parole sera donnée à deux représentantes de la société civile, du champ universitaire et du militantisme associatif. Elles présenteront leurs réflexions, leurs positionnements et leurs modes d’actions.
 
· Stéphanie Kunert, Enseignante à Université Paris-Est Créteil, Département de Communication Politique et Publique, spécialiste des normes et stéréotypes de genre dans les médias.

· Claire Serre-Combe, Membre de l'association « Osez le féminisme » et impliquée sur les questions de stéréotypes sexistes et de publicités.
 
Espérant vous y retrouver. 

mardi 20 mai 2014

Colloque Centre Hubertine Auclert « Suède : des mesures novatrices de la lutte contre la prostitution et les violences intrafamiliales »

Lundi 19 mai 2014
Discours d’Ouverture du Vice-président Abdelhak Kachouri
 
 
Madame la Présidente du Centre Hubertine Auclert, Chère Djeneba,
Mesdames, Messieurs les représentant-e-s associatifs,
Mesdames, Messieurs les élu-e-s,
Mesdames, Messieurs les membres de la délégation suédoise,
 
Permettez-moi d’entrer directement dans le vif du sujet en citant un extrait de l’exposé des motifs de la loi espagnole de 2004, intitulée « Loi contre les violences de genre ». 

Cette loi exemplaire nous a inspiré en France. Elle nous a permis de mettre en œuvre l’ordonnance de protection. 

Ces quelques phrases qui introduisent la loi espagnole résument parfaitement ce dont nous parlons aujourd’hui sur le territoire francilien et national : 

« La violence de genre n’est pas un problème qui affecte la sphère privée. Au contraire, elle représente le symbole le plus brutal de l’inégalité existant dans notre société. Il s’agit d’une violence qui est exercée sur les femmes en raison de leur simple condition de femmes, parce que leurs agresseurs considèrent qu’elles sont dépourvues des droits élémentaires deliberté, de respect et de capacité de décision.

A la Région Ile-de-France nous avons fait le choix de combattre cette inégalité profonde qui résulte d’un système patriarcal encore trop prégnant dans notre société. 

Chaque année, plus d’une centaine de femmes sont assassinées par leurs conjoints. Une femme sur dix est victime de violences. Des milliers de femmes sont violées ou contraintes à se prostituer.

Dans un pays d’égalité, de liberté, ce constat est terrible et ne peut que nous glacer le sang !

Au sein de la Région Ile-de-France, nous avons décidé d’agir et de combattre ces inégalités qui brisent des vies entières.

Nous avons fait le choix, de mettre au cœur de notre politique publique la cause des femmes. Une cause fondamentale également soutenue et portée par le Président de la République et le Gouvernement.

Je salue le travail mené par la Ministre aux droits des Femmes, Najat Vallaud-Belkacem, qui a dès le début de sa prise de fonction compris que pour éradiquer ce fléau il nous fallait avoir un sursaut collectif. 

C’est ainsi qu’un travail partenarial étroit entre la Région et le Ministère du droit des femmes est mené et nous, nous réjouissons de la représentation du Centre Hubertine Auclert au sein de la Miprof.

Je félicite le courage du gouvernement qui porte un projet de loi de lutte contre la prostitution qui a été adopté en première lecture à l’Assemblée Nationale et qui est en cours d’examen au Sénat. Je sais que La Suède est très en pointe sur ce sujet et qu’une loi a été adoptée dès 1999. J’en profite pour remercier la délégation Suédoise de nous faire l’honneur de leur présence aujourd’hui.

Si j’ose dire, notre pays doit rattraper ses 15 années de retard en la matière si nous devons nous comparer à la politique Suédoise.
Je suis convaincu que leurs interventions nous permettront d’avoir un aperçu clair de leurs politiques en matière de lutte contre la prostitution et plus généralement de lutte contre les violences faites aux femmes.

Si la politique nationale est exemplaire, la politique régionale est aussi très innovante et permet d’impulser au niveau francilien voir national denouveaux outils.
 
Ainsi, pour mieux lutter contre les violences faites aux femmes, nous avons fait le choix d’approfondir nos connaissances en la matière. 

Voilà pourquoi nous avons créé le premier  Observatoire régional des Violences faites aux Femmes, largement inspiré de celui du Département de la Seine-Saint-Denis.

Nous avons confié trois missions prioritaires à notre Observatoire régional :


• Renforcer la connaissance et l’expertise sur les violences faites aux femmes en Ile-de-France, parce qu’il est essentiel de savoir précisément quels sont les phénomènes, les types de violence, les lieux où celles-ci sont commises.

• de mieux accompagner et protéger les femmes victimes de violences par la mise en réseau des actrices et des acteurs francilien-ne-s. Tels que les associations, la police et la gendarmerie, les services médicaux, les institutions judiciaires, les services de l’Etat et les collectivités. Un tel maillage entre les acteurs est primordial si nous souhaitons être capables de répondre aux situations d’urgence des femmes victimes et de leurs enfants.

• de sensibiliser contre les violences faites aux femmes et d’identifier les outils existants.Notre refus des violences sexistes ne doit pas être une posture, il doit être un projet, une politique publique à part entière, autour de laquelle nous appelons tous nos concitoyens et concitoyennes à se mobiliser pour lever les tabous et rompre le silence et l’isolement dans lequel de nombreuses femmes meurtries s’enferment.

Ces axes prioritaires, que nous avons définis avec l’ensemble des acteurs concernés, viennent compléter des initiatives régionales existantes et de manière transversale qui mobilisent l’ensemble des élu-e-s de L’Exécutif.
 
Ainsi par exemple, j’ai souhaité dans le cadre d’une convention avec le Ministère de l’Intérieur relatif à la réhabilitation des équipements immobiliers de Police et de Gendarmerie, de conditionner l’aide régionale à la mise en place de locaux spécifiques dans les commissariats et gendarmeries, afin de favoriser la présence d’associations d’aide aux femmes victimes de violence. Une formation à destination des agents est aussi prévue afin de mieux prendre en charge ces femmes et leurs enfants.
 
La Région finance aussi, des modules de formation des professionnel-le-s du travail social dans ce domaine afin de mieux détecter et accompagner les femmes victimes de violence. Ainsi, 1 550 étudiant-e-s en travail social de 7 établissements différents ont été sensibilisé-e-s depuis le lancement de ce module en 2009.
 
Avec la Vice-Présidente Laure Lechatellier, nous avons permis la généralisation du dispositif du“Téléphones d’alerte pour les femmes en très grand danger”. Il s’agit d’un dispositif innovant, mis en place à titre expérimental et avec le soutien de la Région en Seine Saint-Denis depuis 2009, puis à Paris depuis 2012. Il s’est étendu en 2013 aux Yvelines et à l’Essonne, et en 2014 il sera également mis en œuvre sur le Val de Marne et le Val d’Oise. Ces téléphones d’alerte ont déjà permis la protection de 136 femmes et 210 enfants. Le bilan qualitatif est également très positif : le téléphone a permis de rendre exceptionnels les contacts physiques entre la femme victime et son agresseur, et de lui procurer un véritable sentiment de sécurité.
 
Nous participons également à l’accompagnement et l’hébergement de ces femmes victimes de violence en intervenant financièrement sur la création, la réhabilitation et l’équipement des structures concernées. Entre 2010 et 2012, la Région a soutenu 52 opérations de ce genre, soit 630 logements, pour un montant de 11,5 millions d’euros.
Avec le Soutien de la Vice-présidente Emmanuelle Cosse, nous avons un partenariat entre la Région Ile-de-France et la FNSF qui permet de mobiliser des logements de droits communs afin de sécuriser rapidement les femmes victimes et leurs enfants.
 
Enfin, la lutte contre les violences faites aux femmes dans le contexte familial à été érigée en Grande cause régionale 2014. Nous avons souhaité priorisercette thématique en lançant un appel à projetspécifique.
Mesdames et Messieurs,
Vous l’aurez compris à travers ces quelques exemples d’actions régionales, que face à la violence, il n’y a d’autre réponse que la mobilisation générale.

Cette mobilisation générale, nous la construisons au quotidien avec le Centre Hubertine Auclert. J’en profite pour remercier toute l’équipe pour leur engagement militant au quotidien à nos cotés, ainsi que pour cette belle initiative qui marque le début d’une série de rencontres dans lesquelles des partenaires européens et internationaux viendront nous transmettre leur savoir-faire afin de perfectionner notre prise en charge des femmes et de leurs enfants dès que la violence est repérée.

Je reste persuadé que nous pouvons changer les mentalités et faire progresser notre société. Dans ce domaine encore plus que dans d’autres, il s’agit de volonté, de détermination et d’énergie. 

Soyez assuré-e-s que le Président Jean-Paul Huchon, moi-même et l’ensemble de l’Exécutif nous sommes mobilisés et agissons dans ce sens afin de renforcer notre République protectrice des droits fondamentaux de chacun et chacune.

Je vous remercie.

vendredi 16 mai 2014

Journées de l'égalité : une première en Île-de-France

J'ai eu l'honneur d'ouvrir les journées de l'égalité aux côtés d'acteurs associatifs et institutionnels cet après-midi.

Ces journées ont été organisées avec pour objectifs de donner la parole aux Franciliennes et aux Franciliens et de renforcer notre travail pour que l'égalité triomphe sur les discriminations.

À l'occasion du lancement de ces journées, j'ai prononcé un discours, ce jour, à 17h30, à la Région dont vous trouverez le contenu ci-dessous.

Évidemment, vous pouvez participer à ces journées en consultant notre programme sur iledefrance.fr

À très vite ! 

Discours prononcé. (Seul le prononcé fait foi) 

Je suis très heureux d’ouvrir avec vous ces journées de l’égalité. 

Avant d’entrer si j’ose dire, dans le vif du sujet, je voudrais remercier tous ceux qui les ont rendues possibles aujourd’hui – tous nos partenaires, institutionnels et associatifs, le Conseil Régional des Jeunes et les services de la Région Ile-de-France. Sans eux, sans vous, cette semaine n’aurait pu être ce qu’elle est. Je salue la mobilisation de chacun pour faire vivre ces 50 événements sur le terrain – rencontres, expositions, ateliers, matchs de foot, spectacles. C’est une belle semaine pour fêter l’égalité.
 
Fêter l’égalité : j’ai conscience que dire cela aujourd’hui n’a rien d’évident, quelques jours après la parution d’une étude qui pointe une recrudescence des actes homophobes en 2013, en particulier en marge du débat sur le mariage pour tous. Vous en parlerez sans doute cet après-midi.
Cela ne tombe pas sous le sens lorsque les inégalités salariales entre les femmes et les hommes sont encore très fortes.
 
Cela sonne même peut-être étrangement lorsqu’il existe autant de Français que l’on n’embauche pas parce qu’ils ont des problèmes de santé ou qu’ils ont un handicap, parce qu’ils habitent à tel endroit plutôt qu’un autre ou parce qu’ils n’ont pas la même origine que leur employeur.

L’égalité est un combat : comment peut-on fêter un combat quand le chemin qui reste à parcourir est encore si long ?

Et pourtant, nous le devons.

Nous le devons, parce que c’est une occasion de dire dans quelle société nous voulons vivre, et quel objectif nous visons : c’est l’égalité réelle, celle qui est inscrite au fronton des écoles et des mairies, celle qui fait tenir ensemble la liberté et la fraternité.

Nous le devons, parce que certains tentent de capter à leur profit un principe républicain essentiel, pour lui donner un autre sens, un sens dévoyé.

Nous le devons, contre ceux qui prétendent, ou qui sous-entendent, que l’égalité, ce doit être l’uniformité, l’homogénéité, culturelle, sociale, religieuse, sexuelle. Mais une société où tout le monde ressemble à tout le monde n’est pas l’Ile-de-France que je connais.

Une société où pas une seule tête ne dépasse n’a pas grand-chose à voir avec la région dans laquelle nous vivons. Une société où chacun est identique à l’autre, ce n’est pas une société où chacun est égal à l’autre.
 
L’Ile-de-France que nous voulons voir venir ensemble est une région où chacun a droit à une égale dignité. Une région où l’on n’instrumentalise pas les différences pour en faire des gouffres qui nous séparent, mais pour en faire au contraire, comme le disait Saint-Exupéry, des atouts qui nous augmentent, une force dont nous sommes fiers.

C’est cette égalité que nous avons en ligne de mire, et c’est cette égalité que nous fêtons avec ces journées.

Elles sont une occasion de jouer collectif en mettant en valeur les bonnes pratiques en matière d’égalité réelle. Les mettre en valeur c’est faire en sorte qu’elles soient connues, et qu’elles soient surtout imitées.

C’est aussi la meilleure façon de convaincre celles et ceux qui subissent des discriminations qu’elles sont bien des victimes et que ce qu’elles traversent n’est pas normal, mais bien une atteinte à leur dignité.

C’est aussi le meilleur moyen de leur faire savoir qu’ils peuvent répondre à ces discriminations, mener un combat contre elles, et surtout gagner.

Je pense en particulier aux femmes victimes de violences, qui souffrent le plus souvent en silence, et dont la souffrance est le produit d’une domination, qui résulte elle-même d’une discrimination liée au genre. Je pense aussi aux victimes d’actes homophobes, dont la souffrance est tout aussi indicible, et qui résulte d’une discrimination liée à l’orientation sexuelle.
 
Ces journées sont à l’image de la politique que nous avons voulu conduire en Ile-de-France et les plans d’actions en faveur de la lutte contre les discriminations et de l’égalité hommes-femmes que nous avons votés il y a tout juste 11 mois.

Une politique incitative, qui développe les sensibilisations pour mieux changer les mentalités.

Une politique qui s’adresse en priorité à ceux qui sont les plus discriminés – et qui souvent cumulent les discriminations, en fonction de leur origine, de leur handicap, de leur âge, de leur orientation sexuelle.

Une politique innovante, qui s’attaque aux nouvelles formes de discriminations – et notamment les discriminations territoriales.

Une politique régionale d’expertise, qui recense et évalue les actes et les formes de discriminations, pour mieux les anticiper, et mieux lutter contre elles.
 
Elle doit beaucoup au travail de l’IAU, du Centre Hubertine Auclert, de chercheurs spécialistes du genre et des discriminations et de l’Agence régionale pour la promotion de l’Egalité. Je veux saluer leur grande compétence et leur efficacité aujourd’hui.

Une politique transversale enfin, parce que la lutte contre les discriminations n’est pas une niche politique comme certains le disent, mais doit au contraire irriguer la totalité de l’action publique.
Porter le combat contre les discriminations, nous le savons tous ici, c’est un combat difficile. J’ai une pensée pour ceux qui les subissent dans leur chair, et dans leur dignité. J’ai une pensée pour les associations qui mènent ce combat avec nous. Il est difficile, mais lorsqu’il sort vainqueur, lorsque progresse l’égalité réelle, c’est une victoire joyeuse, parce que c’est la victoire de tous. 

L’instauration du mariage pour tous en a été la meilleure des preuves.

L’étude de Sida Info Services qui sera présentée ce soir nous montre néanmoins combien la discrimination liée à l’homophobie est encore bien trop présente. C’est un travail de longue haleine de lutter contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle, et je veux saluer l’engagement du CRJ sur ce sujet. 

Nous continuerons pour notre part à le mener avec vous, pour tous, en Ile-de-France. Je vous souhaite à tous, une heureuse semaine de l’égalité. 

Je vous remercie.

jeudi 15 mai 2014

Nommé Chevalier de l'Ordre National du Mérite

J'ai l'honneur de vous annoncer que je viens d'être nommé par le Président de la République, (décret du 14 mai 2014) sur proposition du Ministre de l'Intérieur, Chevalier de l'Ordre National du Mérite.

Fierté, reconnaissance et fidélité pour la République.

Merci pour cette marque de confiance. 

Vive la France. 

mercredi 14 mai 2014

Marseillaise : le CREFOM condamne le mauvais procès d’intention fait à Taubira

J'ai eu l'occasion de m'entretenir longuement ce matin avec mon ami Patrick Karam de sujets importants et notamment sur le message et la considération de notre République à l'égard des ultras-marins. 

À cette occasion, j'ai souhaité sur mon blog, vous permettre la lecture du communiqué de presse du CREFOM et de son président après les attaques contre Chistianne Taubira.

*Communiqué*

Le Conseil représentatif des Français d’Outre-mer (CREFOM) et son Président, Patrick Karam, condamnent de la manière la plus ferme le mauvais procès d’intention qui est fait à la Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Madame Christiane Taubira, à l’occasion de sa présence à la commémoration de l’abolition de l’esclavage devant le monument au général Dumas, place du général-Catroux à Paris (17e), le samedi 10 mai à 18 heures, aux côtés, notamment, du premier ministre, M. Manuel Valls, de la Ministre des Outre-mer, Madame George Pau-Langevin,  de la Maire de Paris, Madame Anne Hidalgo, du président de l’association des Amis du général Dumas, membre fondateur du CREFOM, M. Claude Ribbe, qui coordonnait la cérémonie après avoir organisé celle de Villers-Cotterêts le matin, et du président du CREFOM, M. Patrick Karam, présent aussi à la cérémonie de Villers-Cotterêts.

 Il est inadmissible qu’un membre du gouvernement puisse être a priori suspecté, dès lors qu’il est originaire de nos Outre-mer et qu’il est une femme, de manquer de patriotisme et de n’être pas attaché, autant que ses compatriotes de l’Hexagone, à notre hymne national.

Les Ultramarins - et en particulier Christiane Taubira - n’ont rien à prouver à qui que ce soit en matière de patriotisme.  

Les politiciens d’extrême-droite et ceux qui, à droite, propagent leurs thèses et braconnent sur leurs terres, devraient savoir que l’Outre-mer a payé un très lourd tribut dans l’histoire, à travers la période esclavagiste - qui était l’objet de la commémoration - mais aussi pendant les deux guerres mondiales. 

Sans le Guyanais Félix Éboué, compatriote de Christiane Taubira, le sort de la France aurait probablement été différent en 1944.

En l’occurrence, La Marseillaise était interprétée, place du général-Catroux, comme chaque année depuis 2009, par un talentueux artiste lyrique originaire des Outre-mer, cette année le ténor Molière Athalys. 

Si une partie de l’assistance a voulu reprendre avec lui le refrain de La Marseillaise – et l’on ne peut que s’en féliciter – d’autres se sont contentés d’écouter avec émotion et recueillement. Christiane Taubira ne fut donc pas seule à avoir cette attitude qui n’a rien de répréhensible. 

Personne n’a chanté La Marseillaise à 16 h 30 au Luxembourg lorsque l’hymne national a été – de la même façon – chanté par une artiste lyrique. Et aucun reproche n’a été fait à aucun des membres du gouvernement, en dehors de Christiane Taubira.  Personne n’a chanté La Marseillaise en 1989 lorsque Jessye Norman l’interprétait dans les mêmes conditions, pour le bicentenaire de la Révolution.

Force est de constater qu’on fait endosser depuis deux ans un rôle de bouc émissaire à Christiane Taubira. Force est de constater aussi l’acharnement raciste et sexiste qui l’accable. Cet acharnement étant en outre teinté d’homophobie. Le Conseil représentatif dénonce ces méthodes qui évoquent les heures plus sombres de notre histoire et qui justifient la nécessité de commémorer plus que jamais les tragédies du passé que le CREFOM et ses membres assument fraternellement avec leurs compatriotes, sans se sentir pour autant coupables de quoi que ce soit.

Ceux qui s’en prennent à Christiane Taubira à Paris sont les mêmes que ceux qui refusaient, à Villers-Cotterêts, l’hommage national qui a été rendu avec éclat au général-Dumas.


lundi 12 mai 2014

Européennes 2014 : La Seine Saint-Denis se mobilise autour d'un grand meeting



 Grand meeting départemental



Jeudi 15 mai à 19h, Gymnase Séverine, 31 avenue Edouard Vaillant, Le Pré Saint-Gervais.

En présence de :  

Pervenche BERES, Députée européenne et tête de liste en Ile-de-France, 

Claude BARTOLONE, Président de l’Assemblée Nationale,

Corinne BORD, Conseillère régionale et candidate en Ile-de-France,

Stéphane TROUSSEL, Président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis,

Philippe GUGLIELMI, 1er secrétaire fédéral du Parti Socialiste de la Seine-Saint-Denis,

Abdelhak KACHOURI, Vice-président de la Région île-de-France.

Venez échanger avec notre tête de liste et les élus présents sur l'enjeu des Européennes.
  
Je compte sur vous !  

Le 25 mai, un seul jour, un seul tour, pour choisir notre Europe.

vendredi 2 mai 2014

NS'M : Réaction après la parution d'un blog "vendetta"

Vous avez été nombreuses et nombreux à me solliciter ces derniers jours pour comprendre les objectifs d'un blog créé il y a peu et dont l'un des noms est "vendetta".

Par ces quelques mots, je tiens à condamner avec la plus grande fermeté les propos qui y sont tenus, les attaques personnelles et les doutes qui y sont entretenus sur les uns comme sur les autres. 

L'élection municipale est terminée, une équipe est en place, un Maire a été élu, il convient donc à présent d'œuvrer à la réussite de notre ville en contribuant à la changer avec responsabilité et travail exclusivement. 

Mon objectif est clair : respecter l'issue des urnes en préparant l'avenir avec considération et respect des fonctions de chacune et chacun de mes collègues. 

C'est cela la démocratie, la République. 

Les valeurs auxquelles je tiens, ne me permettent pas de soutenir le contenu de ce blog, j'en appelle à la responsabilité de ses auteurs en les invitant à favoriser le débat à l'invective. 

J'ai avisé personnellement le Maire de ce communiqué. 
 
Fait le Vendredi 2 mai 2014 à 16h44.

Abdelhak Kachouri
Vice-président de la Région île-de-France
Conseiller municipal PS 




NS'M : Rencontre avec des habitants sur la sécurité

Encore et toujours le même thème phare qui devra je l'espère dans les prochains jours faire réagir la municipalité et le Maire.

Je recevrai ce matin une délégation d'habitants pour échanger autour des questions de sécurité dans notre ville.

Ni critique infondée, ni attaque personnelle, nous devons, au delà des clivages politiques, agir en bonne intelligence en tentant de trouver des solutions pérennes pour lutter notamment contre les trafics de drogue aux Fauvettes.

Il ne faut ni les ignorer, ni les minimiser car les conséquences de ceux-ci peuvent être violentes.

J'entends au travers de ces rencontres, saisir autant que nécessaire les services de l'Etat et le Ministre de l'Interieur pour demander des effectifs supplémentaires et la création d'une Zone de Sécurité Prioritaire pour les Fauvettes.

Enfin, je proposerai au Maire, en tant que membre de la commission municipale en charge de la sécurité, d'organiser des rencontres publiques pour permettre à chacune et à chacun de nos habitants, de nos commerçants, de s'exprimer et de débattre avec les porteurs de mandats électifs, et donc, de responsabilité.

La municipalité se doit d'expliquer son projet en matière de sécurité, de médiation et de prévention. 

Vous pouvez si vous le souhaitez, organiser un moment d'échange chez vous ou en bas de votre quartier, pour cela, merci m'adresser un courrier en mairie à l'adresse indiquée dans la rubrique "contact" de mon blog.

À très vite.  


mercredi 30 avril 2014

« Jeunes pour l’égalité »

Jean-Paul Huchon, Président de la Région Ile de France,

Henriette Zoughebi, Vice-présidente chargée des lycées et des politiques éducatives,

Vous invitent à la présentation des travaux réalisés par les lycéen-n-es francilien-ne-s dans le cadre de « Jeunes pour l’égalité »

lundi 5 mai 2014 à 13h30 

Académie Fratellini

Rue des Cheminots

93210 Saint-Denis La Plaine

Lancé par la Région en 2010,  « Jeunes pour l’égalité » vise à donner des outils aux équipes éducatives et aux élèves sur la thématique de l’égalité des filles et des garçons, à travers un programme de sensibilisation et de débats, suivi d’ateliers d’expression et de création (affiches, émissions de radio, théâtre-forum, ateliers d’écriture et de mise en voix).

Vingt-six lycées franciliens, tous volontaires, se sont inscrits dans cette démarche durant cette année scolaire 2013-2014. Au total, 6000 jeunes et 435 adultes ont été sensibilisés dans les 26 lycées concernés par l’opération.

lundi 28 avril 2014

La Région île-de-France célèbre la libération des otages détenus en Syrie

Jean-Paul Huchon, l'exécutif régional et Serge July, co-président du Comité de soutien, en présence de Didier François, Edouard Elias, Nicolas Hénin, Pierre Torres et de leurs familles (sous réserve), retireront symboliquement mardi 29 avril à 19h la bâche qui avait été élevée en soutien aux otages détenus en Syrie le 6 janvier dernier. 

Didier, Edouard, Nicolas et Pierre, les quatre journalistes détenus en Syrie entre juin 2013 et avril 2014 ont été libérés sains et saufs. La Région Ile-de-France et le Comité de soutien, co-présidé par Florence Aubenas, Serge July et Karen Lajon se félicitent de cet heureux dénouement, pour les ex-otages, leurs familles et la liberté d’expression.

Mardi 29 avril 2014 à 19h

Angle de la rue de Babylone et du boulevard des Invalides

Conseil régional d’Île-de-France

35 boulevard des Invalides

Paris 7e

A l’issue de cette cérémonie, le comité de soutien tiendra sa dernière réunion.

Didier François (grand reporter), Edouard Elias (journaliste photographe), Pierre Torres (journaliste photographe) et Nicolas Hénin (journaliste reporter) réalisaient en Syrie des reportages pour rapporter au public la réalité d’une tragédie quotidienne.

mardi 22 avril 2014

La transparence c'est maintenant !

Nous y sommes, à la date du 1er juin prochain, les Maires devront déclarer leur patrimoine auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. 

Fruit d'un engagement pris par le Président de la République, les Maires seront dans l'obligation de respecter des règles strictes qui de fait, empêcheront toutes formes d'enrichissement personnel. 

Je salue évidemment cette avancée et rappelle à chacune et à chacun la possibilité de consulter sur un site qui sera mis à disposition par la Haute Autorité l'ensemble des biens déclarés par les Maires.

Vous aurez le lien d'ici peu sur mon blog.

Sinon, comment ça marche ? 

Voici ci-dessous l'explication tirée d'un site institutionnel. (hatvp.fr) 

Bonne lecture !  

Les membres des collèges des autorités administratives indépendantes et des autorités publiques indépendantes devront également transmettre leur déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. C'est également le cas des titulaires de fonctions exécutives locales, des représentants français au Parlement européen, des personnes exerçant un emploi ou des fonctions à la décision du Gouvernement, et enfin les dirigeants d'entreprises et d'établissements publics. 

A partir de quand ?

Les dates limites de déclaration diffèrent selon les personnes concernées et les types de fonction exercées. Les parlementaires, les représentants français au Parlement européen, les membres des cabinets ministériels et les collaborateurs du Président de la République, du président de l'Assemblée nationale et du président du Sénat devront déposer leurs premières déclarations le 1er février 2014, au plus tard.  

Les titulaires de fonctions exécutives locales auront un peu plus de répit, et pourront attendre jusqu'au 1er juin 2014.

Finalement, les dirigeants d'entreprises ou d'établissements publics et les ministres auront jusqu'au 1er octobre 2014, au plus tard. 

Où seront consultables ces déclarations ?
 
Les déclarations devront être déposées au siège de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique contre remise d'un récépissé, soit adressées au président de celle-ci, Jean-Louis Nadal, avec demande d'avis de réception. Ces déclarations seront conservées jusqu'à l'expiration d'un délai de cinq ans à compter de la fin des fonctions ou du mandat au titre desquels elles ont été déposées. La diffusion des déclarations se fera ensuite sur un site internet public dont l'accès sera gratuit. 

Finalement, pour ceux qui omettraient de déclarer une partie de leur patrimoine ou qui fourniraient une évaluation mensongère, le décret rappel que le code pénal punit ces délits d'une peine de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende. S'il advenait que le déclarant ne communiquait pas les informations et pièces utiles à l'exercice de la mission de la Haute Autorité, la peine serait cette fois d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros. 

Quels bien doivent-ils être déclarés ?

Sont concernés par la déclaration de patrimoine, l'ensemble des biens, y compris ceux détenus à l'étranger et ceux n'entrant pas dans l'assiette de l'impôt de solidarité sur la fortune, les biens immobiliers bâtis et non bâtis, les valeurs cotées et non cotées en Bourse ainsi que les placements divers. Les assurances-vie, comptes bancaires courants ou d'épargne, livrets, LDD, PEL, CEL, espèces ou autres sont aussi à déclarer. Les autres biens, dont les comptes courants de société et stock-options d'une valeur supérieure à 10.000 euros sont concernés. 

Pour les biens mobiliers "divers", seuls ceux dont la valeur est égale ou supérieure à 10.000 euros, sont concernés (meubles, bijoux, collections d'art). Les véhicules possédés (terrestres à moteur, bateaux, avions, etc.) devront également figurer dans cette déclaration, tout comme les fonds de commerce. Le déclarant devra enfin y indiquer les revenus perçus depuis le début de son mandat ou de sa prise de fonction. 

La déclaration devra aussi comporter la présentation des "événements majeurs ayant affecté la composition du patrimoine depuis la précédente déclaration", c'est-à-dire les achats, ventes de biens, les emprunts contractés, les successions et enfin les partages suite à divorce.  


mercredi 16 avril 2014

L’effet « Janis » par Irving Janis*

Phénomène dit de « pensée groupale » ou « pensée moutonnière ».

L’effet « Janis » tendrait à se constituer lorsqu’un groupe vise à établir un consensus sur la solution la plus acceptable pour sauvegarder la cohésion du groupe et éviter les discussions susceptibles d’être sources de conflit.

Un certain climat de complicité cherche à s’instaurer dans le groupe. 

Les membres évitent de prendre des initiatives ou de suggérer des contre-hypothèses. 

La solution préférée initialement par le groupe est soutenue de façon sélective.

Le groupe aveuglé par ses préjugés est victime de l’esprit de corps qui tend à étouffer toute pensée critique indépendante.
 
5 conditions prédisposent à cet effet :
- la cohésion élevée du groupe ;
- l’isolement par rapport au corps social ou à d’autres groupes ;
- l’absence de définition de la méthode dans le travail du groupe ;
- le leadership très directif ;
- la situation globale anxiogène et stressante.
 
2 symptômes principaux émergent :

- l’illusion collective : illusions de moralité, de rationalité, d’unanimité et d’invulnérabilité du groupe ;
 - la censure collective qui s’applique à soi-même et aux autres.
 
4 caractéristiques signent les décisions prises par effet « Janis » :

- la pauvreté de l’information recherchée ;
- les biais et les distorsions dans le traitement de l’information et la définition des objectifs ;
- l’absence de prise en compte des risques potentiels que la décision comporte ;
- le manque de recherche d’alternatives logiques et cohérentes.
 
Pour qu’un groupe cohésif évite cet effet, il doit accepter les divergences, les désaccords et ne pas rejeter les arguments neufs et les solutions originales.
 
La pensée groupale (Janis) désigne le fait qu’à l’intérieur du groupe se développent des mécanismes psychologiques qui incitent les individus à rapprocher leurs points de vue les uns des autres, à développer une cohésion qui leur fait prendre des positions irrationnelles ; elles se manifeste en particulier par le fait que l’on ne tient plus compte des réalités extérieures et, de ce fait, la décision prise est souvent boiteuse.

La pensée groupale comporte plusieurs aspects qui interviennent dans les prises de décision :
- le sentiment d’invulnérabilité qui fait que le groupe par exemple peut se croire au-dessus des lois ;
- la conviction d’être dans son bon droit ;
- la tendance à dénaturer une information contraire à la décision du groupe ;
- les pressions exercées sur les membres afin qu’ils soutiennent la décision majoritaire ;
- la tendance des membres à construire des stéréotypes concernant des personnes opposées à leur décision.

Les membres d’un groupe sont plus intéressés et préoccupés à sauvegarder leur cohésion ou à défendre le groupe contre des menaces externes plutôt qu’à trouver et à aboutir à une décision rationnelle.

* Irving Janis était chercheur en psychologie, né le 26 mai 1918 à New York et mort le 15 novembre 1990. 
 


 

mardi 15 avril 2014

NS'M : Sécurité devant les écoles, oui aux ASVP

Engagement de campagne, j'ai pris au travers des discussions avec les parents d'élèves, l'engagement de créer un service d'Agent de Surveillance de la Voie Publique, afin de garantir la sécurité des enfants et de leurs parents devant nos écoles.

La configuration problématique de quelques unes de nos rues doit nous amener à prendre ce type de décision au plus vite.

La municipalité de Jacques Mahéas saura entendre je l'espère l'exigence des parents d'élèves pour la mise en place de ces agents dès la rentrée prochaine.

Je soutiendrai cette création car elle est dans l'intérêt collectif. 

Au delà des missions de sécurisation des points écoles, nous pourrions demander à ces agents dans leur mission quotidienne, d'assurer la lutte contre le stationnement sauvage et le phénomène de voiture ventouse dans notre ville qui se développe. 

Cela nécessite d'assermenter les nouvelles recrues auprès du Procureur de la République. Il faudra donc en amont anticiper le recrutement de ces agents au plus vite afin de les rendre opérationnels dès septembre prochain. 

Je participerai dans quelques instants à une discussion avec des parents d'élèves portant sur ce sujet.

À très vite. 

Être ASVP, ça veut dire quoi ? 

L’agent de surveillance des voies publiques (ASVP) est un agent communal avec des fonctions très limitées. Il doit être agrée par le procureur de la république et assermenté par le juge du tribunal, à la demande du maire. L’ASVP doit prêter serment devant le tribunal de grande instance pour pouvoir agir seul sur la voie publique.

L’agent de surveillance des voies publique a seulement la compétence de constater par procès-verbal, les infractions et les contraventions aux règles relatives à l’arrêt et au stationnement des véhicules. 

Concrètement cela signifie qu’il peut :

- constater et verbaliser les cas d’arrêts ou de stationnements interdits des véhicules (Art. L.130-4 et R.130-4 du code de la route)

- constater et verbaliser les cas d’arrêts ou de stationnements gênants ou abusifs

- constater les contraventions relatives au défaut d’apposition du certificat d’assurance sur le véhicule (Art. 211-21-5 du code des assurances)

- constater les infractions et les contraventions aux dispositions des règlements sanitaires relatives à la propreté des voies et espaces publics (Art. L.1312-1 du code de la santé publique)

- Assurer les traversées devant les écoles 

L’ASVP peut aussi être nommés par le maire pour rechercher et constater les infractions aux règles relatives à la lutte contre les bruits de voisinage et les nuisances sonores (Art. 2 du décret n°95-409 du 18 avril 1995).

Il peut être nommé également par le maire pour rechercher et constater les infractions au code de l’urbanisme.

Enfin, comme n’importe quel autre citoyen, il peut intervenir en cas de crime ou de délit flagrant conformément aux dispositions des articles 53 et 73 du code de procédure pénale.

L’ASVP doit porter une tenue, le maire est libre de définir l’uniforme et l’insigne qui va avec. Par contre, il faut qu’ils se distinguent tous les deux de l’uniforme et des insignes des policiers municipaux afin que la confusion ne soit pas possible.

samedi 12 avril 2014

NS'M : Stop aux voitures ventouses !

Beaucoup d'entre vous se plaignent du phénomène dit de "voiture ventouse". 

Le principe est simple : garer un véhicule sur la voie publique, souvent voué à la casse et le désosser au fur et à mesure des besoins de son propriétaire ou des voleurs. 

Les raisons sont connues : 

- stationnement payant inexistant 
- pas d'ASVP (Agent de Surveillance de la Voie Publique) 
- pas de Police municipale 
- une fourrière inexistante 

Pour remédier à cela, je propose un travail renforcé avec les services de police et la fourrière de secteur. 

Le rôle de celle-ci doit être remis sur la table des discussions. 

L'élu en charge de la thématique "sécurité" devra demander aux services de l'État une réactivité plus palpable afin de préserver la qualité de vie des Nocéennes et des Nocéens.

Les règles du code de la route nous le permettent. 

Je ne fais aucune distinction entre servitude "publique et privée" car la République doit agir sur l'ensemble de son territoire sans discrimination. 

Membre de la commission municipale "sécurité", je poserai cette question prochainement. 

À très vite. 

vendredi 11 avril 2014

L'avenir des socialistes, l'avenir de la France

Par Julien Dray.  

Je suis de ces militants qui conservent de lourdes interrogations sur les récents soubresauts à l’intérieur du Parti Socialiste. Je suis aussi de ceux qui pensent qu’il n’est pas bon que notre Parti soit inféodé aux institutions de la Vème République. Loin de moi l’idée de raviver les guerres puniques du mouvement étudiant. Mais je tiens en revanche à exposer ici les termes du débat qui doit immanquablement avoir lieu au plus vite.

La défaite majeure subie aux élections municipales vient de loin. Rien ne sert de focaliser les critiques sur les personnes quand les causes de la défaite doivent beaucoup à un renoncement collectif, à une absence de cap idéologique, d’ancrage dans la société. Il ne s’agit pas – j’insiste – d’une crise de leadership. Il s’agit d’une crise idéologique profonde, d’une crise de sens sur ce que le socialisme signifie et, conséquemment, d’une crise de l’outil qu’est le Parti Socialiste.

Nous avons mésestimé la capacité des droites à dominer culturellement la société française. Oubliant nous-mêmes de mobiliser cette société, de lui donner un cap, un espoir et un chemin, nous avons payé au prix fort dans les urnes le prix d’un égarement stratégique majeur.

Pour sortir de cette crise, nous devons inventer la prochaine étape du socialisme français, collectivement, tous ensemble. Car le sursaut ne peut qu’être collectif.

Idées, organisation, reconquête. Gagner dans les urnes implique de gagner dans les têtes. C’est le sens du combat idéologique, de la bataille culturelle que nous devons mener et qui commence par ce travail sur les idées mais aussi sur notre organisation afin d’engager la reconquête.

Rénover l’idée socialiste d’abord. Notre pays, notre continent ne sont pas dépourvus d’idées nouvelles. Il y a des raisons d’espérer de notre société, de ses forces et de ses richesses d’inventivité et de générosité. Il y a dans la société, des forces, des solutions nouvelles auxquelles il s’agit de donner un sens en les intégrant dans un projet socialiste renouvelé. Le Nouveau Parti Socialiste que nous devons bâtir signifie d’abord l’élaboration d’un nouveau projet de société. Ce projet doit être en phase avec l’ère de la mondialisation, avec les bouleversements qu’elle porte et auxquels nous devons répondre. Il faut assumer un réformisme radical. Il ne s’agit pas de hausser constamment les décibels contre le capitalisme ni de rester dans une forme de verbalisme et d’incantation. Il s’agit de faire preuve de volonté, en imaginant et apportant des solutions concrètes, des changements réels à la marche du monde. Il s’agit d’assumer notre part de rêve et de la confronter au réel pour changer le monde. Transformer la société, penser et bâtir la République européenne, redonner un rôle moteur à l’Etat dans la mondialisation. Il y a tant à faire !

Cela passe par notre ouverture à la société, aux syndicalistes ou militants associatifs, à d’autres partenaires de gauche, à des personnalités nouvelles – françaises ou européennes – et aux idées qu’elles portent.

Comment pourrions nous éviter de renouveler notre pensée sur l’Europe, sur le rôle de l’Etat dans l’économie, sur la République, sur le rassemblement de la gauche, vital et pourtant si malmené ? Oui, il importe de repenser tout ce qui avait force de l’évidence autrefois et qui aujourd’hui est fragilisé ou bouleversé par la grande mutation dans laquelle la France et l’Europe sont embarquées. C’est d’une dynamique unitaire que tout peut repartir. Prenons garde : l’éparpillement des forces de gauche est engagé. Il induit d’abord l’impuissance puis peut amener à la disparition. Au bout du chemin, c’est le risque groupusculaire, c’est le risque de revenir à la situation du Parti socialiste de 1969. Quelques heureux notables et 5% de voix !

Notre famille politique a donc besoin d’un grand rassemblement, d’Assises du Socialisme à l’automne largement ouvertes – en direction des militants syndicalistes, associatifs et aussi en associant ceux qui sont aujourd’hui en colère – pour refonder notre message, notre projet et donner une perspective intellectuelle au socialisme du XXIème siècle. Nous venons du socialisme républicain, nous portons cette tradition mais c’est une tradition qui a su longtemps se renouveler. Au fil de notre longue histoire, depuis Jaurès, nous n’avons jamais cessé de synthétiser les aspirations nouvelles à l’émancipation. Nous sommes les continuateurs de l’histoire du socialisme et c’est de notre responsabilité de nous renouveler pour que le socialisme vive. Tendre la main pour nous renouveler, tel est notre première mission et c’est la meilleure façon de créer le Nouveau Parti Socialiste. Evidemment, il s’agira cette fois d’aboutir à un grand texte refondateur, un manifeste socialiste refondé, repensé avec toutes celles et tous ceux qui y croient et qui ont envie de convaincre.

Rénover l’outil qu’est le Parti Socialiste est impératif. Les militants doivent être des acteurs à part entière du Parti. Il y a plusieurs manières de s’engager. Le Nouveau Parti Socialiste devra être capable de mettre au cœur de son fonctionnement les militants, toujours présents, maitrisant à la fois l’histoire du socialisme, ses buts ultimes, le fonctionnement du PS. Autour de ce cœur battant du NPS, se trouveront les volontaires, toutes ces femmes et ces hommes, qui à chaque élection apportent leur soutien au combat de la gauche mais qui ne souhaitent pas nécessairement être au cœur de « l’appareil ». Enfin, il s’agira d’organiser les soutiens du Nouveau Parti Socialiste. Nombreux sont ceux qui, dans la société française, sans forcément souhaiter militer, soutiennent les idéaux de gauche, les idéaux socialistes. Organisons ces forces !

Il nous faut en effet renouer avec des pans entiers de notre société. Une partie du peuple de gauche déserte les urnes. Et pourtant, ce peuple de gauche aimerait espérer, aimerait qu’un horizon soit défini et une mission historique nouvelle soit assignée aux socialistes. C’est au PS d’aller à sa rencontre. C’est en faisant des militants des acteurs, à la base, du combat culturel que nous devons porter que nous pourrons reconquérir le cœur et le vote des Françaises et des Français. Nous ancrer dans la vie locale, la vie sociale, de nos quartiers, de nos campagnes, de villes, de nos villages et bourgs, implique que nous renouvelions nos méthodes militantes, que nous ouvrions nos sièges fédéraux sur la société, que nous soyons davantage prompts à accompagner nos concitoyens dans leur quotidien, que nous associons militants associatifs, militants syndicaux à nos initiatives.

Il nous retrouver un rôle moteur dans l’animation du débat politique. C’est à nous, à ce qui sera le Nouveau Parti Socialiste, de lancer les idées et solutions nouvelles, de favoriser par des conventions, des événements nationaux l’émergence d’idées nouvelles et de les porter loin. François Mitterrand me confiait un jour que lorsqu’il était Premier Secrétaire du PS, pas une semaine ne se passait sans qu’il ne soit obligé de revenir de Château-Chinon pour s’exprimer au cours d’une Convention ou de tout autre événement national du PS. Quel bouillonnement ! Quelle vie ! C’est cela qu’il faut susciter !

La formation, trop longtemps délaissée par le PS, doit redevenir le cœur de notre préoccupation. Former, c’est donner à chacun les clés pour le socialisme. Clés par rapport à son passé mais aussi pour agir politiquement efficacement, au plus près de ses concitoyens. Former des militants c’est les rendre autonomes, les doter d’une idéologie, d’un savoir faire pour qu’ils précisent sans cessent leur idéal, sachent le faire partager et développent les moyens de leur action. Dans cette perspective, il faut renouer avec l’idée d’une école de combat politique – véritable « couveuse » de cadre – qui recherche dans toute la société les talents qui y sont présents, les énergies et qui forme ainsi les cadres de demain du mouvement socialiste.

Les militants doivent pouvoir être des références dans leur ville, leur commune, leur quartier, sur leur lieu de travail. Les réunions d’appartement, mais aussi les prises de parole dans l’espace public doivent être leurs outils… sans évidemment parler du 2.0.

Il nous faut également un hebdomadaire des socialistes, qui porte nos combats et nos idées. Un journal permet de créer l’événement partout, de susciter des débats, de répandre des arguments. Un journal est nécessaire, essentiel, au combat d’un parti politique, au même titre que les nouveaux outils du 2.0, que nous devons nous approprier le plus rapidement possible tant ils évoluent.

Reconquérir enfin le cœur de nos concitoyens et nous ancrer dans les territoires. Agir local. Chaque militant sait que c’est en donnant un sens à l’expérience concrète et quotidienne de nos concitoyens que l’on peut remporter des combats politiques, susciter l’adhésion et faire partager à toujours davantage de citoyens notre idéal.

C’est au prix d’une profonde refondation de notre projet et du parti lui-même. C’est aussi en faisant du Nouveau Parti Socialiste, le point de départ d’une nouvelle unité des forces de gauche et écologistes, d’une nouvelle coalition conquérante, en incluant les citoyennes et les citoyens engagés – militants associatifs ou syndicaux – que l’on peut engager cette nouvelle période. Voilà la feuille de route qu’il faut proposer au Nouveau Parti Socialiste.

Disons le clairement, l’enjeu est simple : changer ou mourir.


La Région investit 9 M€ pour l’amélioration et le développement des transports en commun

Jean-Paul HUCHON, Président de la Région Ile-de-France et Pierre SERNE, Vice-président chargé des Transports et des mobilités, ont fait voter ce jour 9 M€ de subventions régionales pour aider de nombreux projets de transports en commun attendus par les Franciliens.

Ces aides vont permettre de lancer des études techniques afin de mener à bien les chantiers de réalisation des projets d’infrastructures.
 
· 1,5 M€ pour financer les études des futures lignes de bus en site propre : la future ligne qui reliera Chateaufort à Saint-Quentin-en-Yvelines (78), pour la future ligne de bus Altival (94) et pour le future T Zen 5 à Ivry (94).
 
· 3,9 M€ pour financer les études du prolongement du tramway T1 vers Colombes dans un premier temps, puis Nanterre et Rueil-Malmaison (92).
 
· 2 M€ pour financer les études du téléphérique entre Créteil et Villeneuve St Georges (94). Il permettra à des milliers d’usagers des communes de Valenton, Limeil-Brévannes et de Villeneuve St Georges d’être à moins de 10 min de la station de métro Créteil-Pointe du lac (ligne 8).
 
Le réseau existant n’est pas oublié et les lignes de Transilien J, N et U sont dotées de 1,6 M€ pour définir un plan global de travaux pour l’amélioration  de ces lignes, au-delà des travaux de maintenance en cours.
 
« Nous sommes dans la continuité du Nouveau Grand Paris que la Région Ile de France porte avec l’Etat, déclare Pierre SERNE. Nous poursuivons notre politique volontariste pour les transports en Ile de France afin d’offrir aux Franciliens un réseau maillé et performant en complément du Grand Paris Express ».

jeudi 10 avril 2014

La Région répond au plus près des besoins de formation des territoires

Le dispositif « Programme Qualifiant Territorialisé » mis en place par la Région Ile-de-France en 2008 a pour objectif de construire une offre de formation qui répond à des besoins locaux.
Ce dispositif comporte deux modalités distinctes selon les territoires et la volonté des acteurs locaux : soit un soutien régional à une structure territoriale bénéficiant de co financements, soit une intervention régionale sous forme d’achat de prestation.
Dans ce cadre, Jean-Paul Huchon, Président de la Région Ile-de-France et Emmanuel Maurel, Vice-Président en charge de la formation professionnelle, de l’apprentissage, de l’alternance et de l’emploi ont fait voter aujourd’hui par les élus régionaux un rapport permettant l’attribution de deux subventions : 
 - La première d’un montant de 200 000 € en faveur de l’association Centre d’Initiative des Métiers d’Aide à la Personne (Mureaux 78) pour la mise en œuvre de parcours de formation « services et aide à la personne», pour 518 places.

La mise en œuvre des parcours de formation « services et aide à la personne » a débuté de manière anticipée en mars 2013 et doit s’achever en décembre 2014. Le public ciblé concerne les demandeurs d’emploi du territoire nord Yvelines afin d’assurer une formation en vue d’acquérir un diplôme dans le domaine sanitaire et social. La part des femmes dans ces formations est majoritaire (92%). 14% des stagiaires ont moins de 26 ans, 69% de 26 à 45 ans, 17% ont 45 ans et plus. Tous les stagiaires sont résidents du 78.
- La deuxième d’un montant de 69 883 € en faveur de la commune de Ris Orangis (91) pour la mise en œuvre du parcours de formation « DE Aide Médico Psychologique», pour 15 places.

La ville de Ris Orangis, porteur du projet, assurera le suivi du parcours de formation en étroite collaboration avec l’organisme de formation qu’elle aura retenu. Le public visé est, prioritairement, les demandeurs d’emploi (de niveau V ou infra), résidant sur la ville de Ris Orangis. Le projet doit début en mai 2014 pour s’achever en novembre 2015.
Pour mémoire :

La Région Ile-de-France veut faire de la formation tout au long de la vie un droit pour tous les Franciliens, toutes les Franciliennes, jeunes et adultes mais également un levier pour le devenir économique de notre territoire. En 2014, elle y consacre quelque 281 M€ et se fixe les objectifs suivants :

• Développer une offre de formation continue plus individualisée et territorialisée, répondant au besoin des secteurs économiques,
• Accompagner la mise en place d’un service public régional de l’orientation en lien avec la création et le déploiement du « compte personnel de la formation »,
• Assurer la rémunération et la protection sociale des stagiaires de la formation professionnelle non indemnisés par ailleurs.

La loi du 5 mars relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale est la reconnaissance que la Région a fait ses preuves et constitue l’échelon pertinent d’actions.