jeudi 28 mai 2015

La Région Ile-de-France poursuit son soutien aux quartiers populaires

Le contrat de ville 2015-2020 de la Communauté d'agglomération Est-Ensemble porte une attention toute particulière à trois marqueurs transversaux : le renforcement de la cohésion sociale, l'accès à l'emploi et le développement économique et enfin une meilleure intégration urbaine des quartiers et une amplification du renouvellement urbain. 

Dans le cadre de ce contrat de ville, la Région Ile-de-France soutiendra 28 projets de renforcement de la cohésion sociale en 2015, pour un montant total de 420 000€. 

Cette enveloppe en nette augmentation par rapport au dispositif précédent - la dotation était alors de 255.000€ -  est la seconde plus importante accordée dans le cadre des contrats de ville en l'Ile-de-France. Les villes concernées par ce contrat sont : Bagnolet, Bondy, Bobigny, Le Pré Saint-Gervais, Montreuil, Noisy-le-Sec, Pantin et Romainville. 

L'ensemble de ces projets seront présentés à la commission permanente d'automne.

Avec Jean-Paul Huchon, nous signerons ce matin à 9h00 à l'Hôtel d'agglomération, le Contrat de Ville avec la communauté d'agglomération Est-ensemble en présence de Patrick Kanner, Ministre de la Ville de la Jeunesse et des Sports, Myriam El Khomri, Secrétaire d'Etat chargée de la Politique de la ville, Philippe Galli, Préfet de la Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel, Président du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis et Gérard Cosme, Président d'Est Ensemble et Maire du Pré Saint-Gervais, 

Pour mémoire :

La Région Ile-de-France est un acteur clef de la définition des « nouveaux contrats de ville », qui ont pour objectif de mobiliser tous les acteurs autour des communautés d'agglomération en visant une cohérence maximale de l'ensemble des outils mobilisables sur leur territoire. Ils s'appuient sur trois piliers : le développement de l'activité économique et de l'emploi, le cadre de vie et le renouvellement urbain et la cohésion sociale.

La Région a engagé depuis 2007 une action résolue et massive en direction des territoires en difficulté pour améliorer les conditions de vie de leurs habitants : développement des services publics, soutien aux associations, construction et rénovation des logements, mise en œuvre de parcours de réussite éducative, accès à la santé, à la culture ou à l'emploi.

mercredi 27 mai 2015

Hommage au Panthéon

Dans le cadre de l’hommage de la Nation rendu aux quatre Résistants Geneviève Anthonioz de Gaulle, Germaine Tillion, Pierre Brossolette et Jean Zay faisant leur entrée au Panthéon, je conduirai une délégation d'élus en fin de matinée pour déposer une gerbe et se recueillir au cours de cette cérémonie historique en présence du Président de la République.

C'est une grande fierté et un honneur pour l’enfant de la Seine-Saint-Denis que je suis.

mardi 26 mai 2015

Inauguration du commissariat "Le Raincy-Villemomble"

Nouveau commissariat "Le Raincy-Villemomble"
Depuis 1998, la Région Île-de-France participe à la construction et à la rénovation de commissariats et de casernes de gendarmerie partout sur le territoire francilien.

Volonté politique assumée, nous avons souhaité par cet engagement aux côtés de l'État, réaffirmer notre exigence en matière de qualité d'accueil des populations, sans oublier les conditions de travail des fonctionnaires et des militaires travaillant dans ces lieux.

A l'occasion du débat que j'ai mené au sein de l'hémicycle en 2013 portant sur la reconduction de la convention de partenariat liant la Région et le Ministère de l'Intérieur, j'ai souhaité qu'un accueil réservé aux femmes victimes de violences conjugales soit opérationnel dans l'ensemble des sites financés par la Région IDF.

Cette exigence est la conséquence du vote d'une délibération-cadre renforçant la protection des femmes et des enfants victimes ou témoins de violences.

Une première en Île-de-France dont je suis fier. 

Quelques commissariats dont celui d'Ermont dans le Val d'Oise proposent un suivi personnalisé des femmes victimes de violences en relation avec le Parquet et de nombreuses associations spécialisées et financées par la Région.

Aujourd'hui, nous inaugurerons le commissariat du *Raincy-Villemomble en présence du Ministre de l'Intérieur et du Président de l'Assemblée Nationale à 12H00.  

Ce projet a été soutenu dans le cadre de ma délégation.

A l'issue de cette inauguration, je m'entretiendrai avec le Ministre de l'Intérieur afin de m'assurer des conditions d'accueil des publics fragiles dans dans commissariat.

*Après les commissariats d'Ermont (95), de Villiers-le-Bel (95), de Vernouillet (78), de Meudon (92) et du Raincy-Villemomble aujourd'hui, nous inaugurerons prochainement les commissariats des Mureaux (78), de Livry-Gargan (93) et de Sevran (93).  

vendredi 22 mai 2015

Signature du contrat de ville - Sénart Val de Seine


Voici le discours que j'ai prononcé ce matin à 10h30, à Montgeron dans le cadre de la signature du contrat de ville.

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Monsieur le Président du Conseil départemental et de la Communauté d’agglomération, Cher François, 
Monsieur le Préfet, 
Monsieur le Procureur de la République,
Messieurs les Maires de Vigneux, Montgeron et Draveil, 
Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames et Messieurs,

Je commencerai mon propos par les félicitations républicaines qui sont de circonstance pour Monsieur Durovray, élu il y a peu Président du Conseil départemental. 

Nous sommes ici aujourd’hui pour marquer un moment important pour nos territoires et pour notre avenir, et je suis très fier de représenter le Conseil régional d’Ile-de-France et son Président, Jean-Paul Huchon. 

Dès 2012, le gouvernement s’est fortement et immédiatement engagé dans une réforme d’ampleur de la politique de la ville. Faire le bilan objectif de plusieurs décennies de politique de la ville, mettre à jour la géographie prioritaire, remettre à plat l’ensemble des dispositifs, pointer les réussites comme les échecs, affronter sincèrement ce qui a été fait, mais surtout définir concrètement ce qu’il faut faire. 
Ce fut la tâche du gouvernement, mais également celle de tous les acteurs qui ont œuvré à la préparation de cette réforme. 

Début 2014, la loi Lamy a posé les grandes orientations d’une réforme qui était attendue depuis très longtemps par les territoires les plus fragiles, mais également les grands principes qui devaient dynamiser et rendre plus efficace cette politique au bénéfice des citoyennes et des citoyens. 
En janvier 2015, les terribles attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Casher nous ont renvoyé en pleine figure l’état de notre société et l’urgence qu’il y avait à agir dans nos territoires, dans lesquels les souffrances se transforment en violence.  

Il était plus que temps de réagir. Il est de notre rôle d’élus de la République de répondre à une multitude de questions et de craintes, de défendre notre devise de liberté, d’égalité, de fraternité, et je veux ajouter, comme beaucoup l’ont fait depuis début janvier, de laïcité
Il nous faut donner des réponses claires et concrètes, faire des propositions crédibles qui changent réellement la vie de notre population. Il nous faut agir !

Agir c’est ce que la Région Ile-de-France fait depuis des années dans les quartiers prioritaires. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, depuis 2007 :

• Plus d’un milliard d’euros pour le renouvellement urbain
• 200 millions d’euros sur les transports
• 637 millions d’euros pour la formation et l’insertion professionnelles
• 56 millions d’euros pour l’animation sociale des quartiers. 

Cette action en faveur des quartiers prioritaires est ancrée depuis de longues années au cœur de l’ensemble des politiques régionales. Elle est une traduction concrète de notre volonté et de notre ambition en direction des quartiers.

J’ai pu voir dans le contrat de ville que nous allons signer dans quelques instants que les rédacteurs regrettaient la diminution de certains financements régionaux, sans explication
Malheureusement oui, nous ne sommes pas épargnés et les budgets régionaux, comme ceux de l’ensemble des collectivités diminuent. C’est aussi simple et c’est la seule explication.

Mais, c’est dans cette même période, et avec ces difficultés, que la Région a justement décidé de renforcer son engagement envers ceux qui en ont le plus besoin. 
C’est dans cette période que nous avons décidé de réformer, nous aussi, l’intégralité de notre action en matière de politique de la ville, et que nous avons fait voter en février dernier, à la quasi-unanimité, les nouvelles orientations régionales. 

Une réforme qui s’inscrit évidemment pleinement dans le cadre de la loi Lamy, et particulièrement dans le cadre des contrats de ville. Ces contrats uniques répondent pleinement aux difficultés qu’il y a pu y avoir dans le passé, qu’il s’agisse de la séparation entre l’urbain et l’humain, ou des actions des différents intervenants qui apparaissaient comme éparpillées et non coordonnées.
Comme nous pouvons le voir aujourd’hui, ces contrats réunissent tous les acteurs d’un même territoire, autour de l’ensemble des thématiques, et finalement d’une même ambition. 

Une réforme qui reprend les grandes orientations nationales. 

La mobilisation du droit commun, pierre angulaire de cette nouvelle politique, et la territorialisation des actions, pour qu’enfin le spécifique arrête de se substituer à un droit commun qui est déjà inexistant dans des territoires qui, au contraire, ont plus de besoins que d’autres. 

Le maintien et l’articulation des politiques spécifiques, tant en investissement qu’en fonctionnement, afin d’apporter un réel complément au droit commun sur des axes prioritaires que nous partageons : la cohésion sociale, le développement économique et l’emploi, le cadre de vie et le renouvellement urbain, les valeurs de la république et le vivre-ensemble. 

Une réforme aussi qui a eu le mérite de ne pas oublier les principaux concernés, les habitantes et les habitants de nos quartiers. Marie-Hélène Bacqué et Mohammed Mechmache l’ont écrit, « ça ne se fera plus sans nous ». Il s’agit pour moi d’un élément essentiel. Je n’ai jamais été de ceux qui considèrent savoir pour les autres ce qui est le mieux pour eux. Au contraire, j’ai toujours considéré que mon rôle d’élu consistait à répondre aux besoins exprimés, à traduire en propositions les préoccupations des franciliennes et des franciliens. 
Et c’est ce que nous faisons au sein de la Région Ile-de-France.  

Le territoire de la communauté d’agglomération Sénart Val de Seine a des spécificités et il est en même temps extrêmement représentatif de notre Ile-de-France : un mélange d’espaces naturels et de zones urbaines et denses, de populations diverses, beaucoup de jeunes, mais aussi de personnes âgées. Malheureusement aussi, une grande disparité entre des populations qui s’en sortent bien et d’autres qui sont de plus en plus pauvres, des inégalités qui se creusent et s’aggravent. 

La politique de la ville, c’est rétablir l’égalité territoriale, c’est réduire ces différences entre les territoires, et bien évidemment entre les citoyens, c’est dire à toutes et tous qu’ils ont leur place dans notre belle région et que nous travaillons tous ensemble à améliorer leur cadre et leurs conditions de vie, car c’est tout simplement notre rôle de représentants de la République.

mercredi 20 mai 2015

Les socialistes unanimes pour soutenir la réforme du collège - Communiqué du PS

Alors que la droite a lancé une campagne de désinformation scandaleuse contre la réforme du collège, le Premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a invité Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l’Education nationale de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, à s’exprimer devant les Socialistes réunis en Bureau national.

Au cours d’un échange constructif, la Ministre a apporté les précisions attendues et les Socialistes ont unanimement exprimé leur soutien à une réforme qui met l’égalité et l’excellence pour tous les élèves au cœur de ses priorités.

Cette réforme comporte de nombreuses avancées pour les enseignants (20% du temps d’enseignement laissé à l’initiative équipes pédagogiques, création d’enseignements interdisciplinaires, 4.000 postes supplémentaires créées,…), les élèves (+40 heures de travail en petits groupes, +4 heures hebdomadaire d’accompagnement personnalisé sur la scolarité, LV1 pour tous les élèves dès le CP et  LV2 dès la 5ème soit + 54h de langues au collège, 1h30 de pause méridienne, le développement de compétences numériques,…) et les parents (livret scolaire numérique, meilleure liaison CM2-6e,…).

 Il a été rappelé qu’avec cette réforme, le métier d’enseignant aussi se transforme : accompagnement personnalisé des élèves, numérique, travail interdisciplinaire, apprentissage d’une LVI dès le CP. C’est pourquoi le Premier secrétaire a insisté sur la formation initiale et continue des enseignants afin « de garantir la mise en œuvre de la réforme dès 2016 ».

Le Parti socialiste continuera à mener campagne pour la réforme du collège auprès des parents d’élèves, des enseignants et des associations partenaires de l’école. La réussite de la Refondation de l’école de la République est en effet l’une des priorités majeures du quinquennat pour les Socialistes. 

Le Parti socialiste ne manquera pas à cette occasion de dénoncer la contre-proposition de l'UMP, qui creuse les inégalités plus qu’elle ne les corrige - en instaurant un « collège au rabais », en supprimant l’apprentissage de la LV2, en programmant la fin des disciplines - et fige l’avenir des élèves dès 11 ans. 

lundi 18 mai 2015

Rencontre Internationale de l’Observatoire Régional des Violences Faites aux Femmes



Dans le cadre de la Rencontre Internationale de l’Observatoire Régional des Violences Faites aux Femmes organisée ce jour à la Région IDF, j'ai prononcé ce discours.

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Madame la Présidente du Centre Hubertine Auclert, 
Ma Chère Djeneba, Mesdames les intervenantes,
Madame Lavoie, de l’Université de Laval au Québec,
Madame Colomé, de l’ONG « Break the cycle » en Californie, Mesdames Hanselmann et Minore, du Bureau de l’Egalité entre les femmes et les hommes de Lausanne en Suisse, Mesdames et Messieurs,

Tout d’abord, je tiens à vous remercier très sincèrement de votre présence aujourd’hui et de votre participation à cette rencontre internationale, qui nous permettra d’avoir une meilleure connaissance des phénomènes liés aux violences dans les relations amoureuses et sexuelles des adolescentes et des adolescents.

Lorsque nous avons créé, avec le Président Jean-Paul Huchon, avec la Présidente du Centre Hubertine Auclert, Djeneba Keita, et les élus régionaux, l’Observatoire régional des violences faites aux femmes, qui était une première en France, nous avons voulu faire de la connaissance et de l’expertise un axe central du travail de cet Observatoire. 

Il était en effet évident que pour lutter contre ces violences, pour accompagner et protéger les victimes, pour sensibiliser les citoyennes et les citoyens, il fallait commencer par savoir précisément quelles étaient les problématiques sur notre territoire.

Nous savions que les chiffres étaient biaisés, pour diverses raisons, nous savions que les dépôts de plaintes étaient souvent très difficiles, et que nombre de victimes refusait de porter plainte ou de faire appel à une quelconque aide, nous savions aussi que trop de personnels au contact direct des victimes n’avait aucune formation pour faire face à ces situations, encore moins pour les détecter.
Certains objectifs étaient donc très clairs et les premiers résultats ont été extrêmement rapides.
En quelques mois, l’Observatoire, et ses partenaires, que je tiens à remercier pour leur engagement à nos côtés, ont réalisé un travail essentiel en mettant en lumière des données chiffrées, factuelles, objectives. Mais, allant bien au-delà, cet Observatoire a également identifié des problématiques qui émergeaient ou dont les résultats de recherches commençaient à être connus.

C’est ainsi qu’il y a quelques semaines, nous faisions un focus, notamment par le biais d’une campagne de sensibilisation du grand public, sur les cyberviolences sexistes et sexuelles. Un phénomène qui s’est fait sa place dans le développement des nouvelles technologies, un phénomène qui touche en grande majorité des jeunes, et plus particulièrement des jeunes filles.
Nous ne sommes pas là pour blâmer internet ou l’utilisation généralisée des téléphones portables, mais il est en revanche de notre rôle de prévenir notre société des dérives qui y sont liées, pour faire savoir qu’il y a des risques qui peuvent nous toucher toutes et tous. 

Les adolescents ont grandi avec les nouvelles technologies, qui sont pour eux une évidence. Ce qui l’est moins, c’est ce qu’ils risquent à chaque fois qu’ils se connectent sur internet, sur un forum, sur un réseau social, qu’ils envoient un sms, qu’ils prennent et qu’ils envoient une photo.
Les adultes sont déjà peu informés, et, il faut le dire, peu attentifs. Alors, évidemment les effets néfastes sont démultipliés chez des jeunes, plus vulnérables, plus fragiles, plus accessibles.

De nombreuses situations de cyberviolences sexistes ou sexuelles sont en lien direct avec les relations amoureuses ou sexuelles : vengeances, humiliations, chantages…

Tout cela encore une fois s’ajoute aux violences qui existaient déjà dans un monde non virtuel, et en aggrave bien souvent les conséquences : échec scolaire, absentéisme, dépression, allant jusqu’au suicide.

Il existe ainsi des spécificités dans les violences chez les jeunes ou des formes de violence qui touchent plus particulièrement notre jeunesse.
L’adolescence est toujours un moment délicat, les futurs adultes se construisent, ils affirment leur propre comportement, leur manière de pensée, leur vision. Ils se forment en fonction de leur environnement, de ce qu’ils voient autour d’eux. C’est donc une période de leur vie où ils sont particulièrement vulnérables, influençables et pendant laquelle leurs actes marqueront inéluctablement leur avenir.

Le Conseil régional, et le Centre Hubertine Auclert, travaillent depuis longtemps déjà auprès des jeunes, notamment sur la sensibilisation à l’égalité entre les femmes et les hommes et sur les stéréotypes de genre. Des stéréotypes qui s’appliquent dès la petite enfance, par exemple par le biais des jouets, puis chez les jeunes, dans le choix d’une formation, d’une orientation et au final d’un métier, et des stéréotypes qui vont évidemment s’appliquer dans les relations amoureuses : un jeune homme qui se doit d’être viril et une jeune fille plutôt fleur bleue, un mâle dominant et une femelle docile…
Ces stéréotypes sont bien ancrés et difficiles à combattre. A l’adolescence, au cœur des innombrables questionnements de cette période si particulière de la vie, ils vont être confirmés ou contredits par l’environnement, à l’école et surtout à la maison.

D’où l’importance également des phénomènes de reproduction, que nous connaissons bien chez les enfants qui ont été témoins, ou qui ont eux-mêmes subis des violences. Le fait d’avoir été maltraité dans l’enfance est un facteur essentiel dans le comportement de l’adolescent et augmente de manière considérable le risque de violence, que ce soit le risque de commettre des violences que le risque d’en subir. Les violences psychologiques et, ou, physiques, s’inscrivent ainsi dans le comportement des jeunes qui sont en plein apprentissage de leur propre identité et s’imposent dans leur environnement.

Les expertes qui sont présentes aujourd’hui nous feront part des travaux qu’elles ont menés et des initiatives qui ont été prises et nous aideront tant à mieux comprendre ces phénomènes qu’à mieux les prévenir.

Ces échanges sont essentiels pour nous faire avancer dans notre combat contre les violences faites aux femmes. Vous connaissez ma détermination sur le sujet. 

La Région Ile-de-France s’est engagée depuis de nombreuses années dans cette lutte et renforce toujours un peu plus cette action, qu’elle veut totalement transversale : la prévention dès le plus jeune âge, la sensibilisation des lycéennes et lycéens, l’accompagnement des victimes, le soutien aux associations, la formation des acteurs du territoire, l’hébergement d’urgence et le relogement, l’accompagnement dans l’emploi. Et je tiens bien sûr à saluer ici le travail de mes collègues vice-présidentes et vice-présidents, dont l’engagement nous permet de répondre à toutes ces problématiques.

Les violences qui sont perpétuées, quelles qu’elles soient, minent notre société et nuisent à nous toutes et tous. Les combattre s’impose comme une obligation d’intérêt général, et bien sûr comme une obligation d’ordre moral. Il est donc de notre rôle d’élus de tout faire pour stopper ces violences, pour accompagner les victimes, pour prévenir et empêcher leur reproduction.
Notre jeunesse est notre avenir.

A nous de faire en sorte qu’elle puisse s’épanouir sans violence.

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