mercredi 4 février 2015

Halte à l'hypocrisie, les maires de droite sont les dé-constructeurs de l'Ile de France!

Communiqué de presse de :


Jean-Paul Huchon, président du Conseil régional d’Ile-de-France, Vincent Eblé, président du Conseil général de Seine-et-Marne, Jérôme Guedj, président du Conseil général de l’Essonne, Stéphane Troussel, président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, Christian Favier, président du Conseil général du Val de Marne,

 

Monique Delessard, maire de Pontault Combault(77), Francois Deligné, maire de Guyancourt (78), Carlos Da Silva, député (91), Francis Chouat, maire d’Evry (91)

Olivier Thomas, maire de Marcoussis (91)

Sébastien Pietrasanta, député, ancien maire d’Asnières (92), Jean-Jacques Bridey, député-maire Fresnes (94)

Laurent Cathala, député-maire de Créteil (94), Jean-Luc Laurent, député-maire du Kremlin Bicêtre (94), Jean-Yves Le Bouillonec, député-maire de Cachan (94)

Philippe Doucet, député, ancien maire d’Argenteuil (95), Dominique Gillot, sénatrice, ancienne maire Eragny (95)


Halte à l'hypocrisie, les maires de droite sont les dé-constructeurs de l'Ile de France!

Aujourdhui, plus dun million de Franciliens souffrent encore du mal-logement. 

Aujourdhui, les prix du logement sont tels que 65% des Franciliens sont éligibles au logement social. Parmi eux, 558 023 ont déposé une demande, qui na pas encore pu être satisfaite, malgré les efforts engagés et les nouvelles places construites. 

Cette nuit, 33 000 Franciliens, dont la moitié sont des enfants, dormiront à lhôtel, parce quils ne parviennent pas à trouver un logement. 

Est-ce une fatalité ? En Ile-de-France, la gauche a montré quelle savait agir: meilleure mobilisation du foncier public, mise en place dune autorité du logement avec le Comité régional de l’Habitat et de l’Hébergement, fusion des établissements publics fonciers, lancement dun plan durgence pour le logement, mise en œuvre du Nouveau Grand Paris pour améliorer la desserte et la qualité de nos territoires. Tout doit être fait pour poursuivre le mouvement impulsé et construire davantage de logements

Pourtant, un tiers des communes ne fait pas les efforts nécessaires pour atteindre les objectifs de logements sociaux fixés par la loi. Certaines préfèrent payer des amendes plutôt que délivrer des permis de construire. 

Pourtant, les logements sociaux sont toujours aussi mal répartis en Ile-de-France : la moitié dentre eux sont concentrés sur 9% des communes de la Région et le déséquilibre entre lest et louest de lIle-de-France résiste.

Pourtant, depuis les municipales, 5 000 projets de logements accessibles au plus grand nombre adoptés par les majorités précédentes ont été gelés ou tout simplement annulés. 

Toutes ces communes sont gouvernées ou ont été gagnées par la droite. Cela ne les empêche pas de constituer un club des « reconstructeurs », autour de Valérie PECRESSE, dadopter les postures les plus hypocrites à lapproche des élections. 

Reconstructeurs? 

Reconstruire, on n'en demandait pas tant. Construire aurait été déjà suffisant. Déconstruire, cela sonne visiblement plus près de la réalité puisque ces 70 maires ont commencé par annuler la construction de 4 600 logements. Non, lentre-soi et l’égoïsme territorial na jamais fait reculer la crise du logement.

Le quotidien est difficile pour les milliers de Franciliens qui sont confrontéà la crise du logement en Ile-de-France ; alors que la Fondation Abbé Pierre publie mardi 3 février prochain son rapport annuel sur l’état du mal-logement en France, la droite francilienne rivalise d'hypocrisie pour faire oublier combien, par calcul électoraliste, elle a fait fi de l'intérêt général. Ce nest pas notre conception : au Parlement, à la Région et au sein du comité régional, dans les départements, les agglomérations et les villes, la gauche agit. Pour les Franciliens.