vendredi 21 mars 2014

« Être Maire et avoir été condamné pour agression sexuelle ne doit plus être possible »

Ni diffamation, ni mensonge, juste la vérité. 

Sans haine, sans violence et sans insultes car ce n'est ni mon genre, ni mon éducation, simplement avec la force de la justice qui en ce moment est l'objet de critiques virulentes. 

Pourtant, ses décisions sont rendues au nom de nous toutes et tous, "le peuple", c'est cela, la République. 

Aucune diffamation donc, contre le Maire, s'agissant de sa condamnation pour agression sexuelle, car, si c'était le cas, d'autres plaintes auraient pu êtres déposées par celui-ci, contre France 3, France 2, TF1, BFM TV, M6, Mediapart, Google, Yahoo, Le Parisien, Le Point, l'Express, autant de journaux et de médias qui encore aujourd'hui relatent cette affligeante affaire.

Triste vérité, mais vérité quand même. 

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Déclaration de la liste «la Gauche rassemblée»

Lettre ouverte à Monsieur le Premier Ministre, Madame la Ministre des Droits des Femmes, Monsieur le Ministre de l’Intérieur,

Le 17 avril prochain, l’Assemblée Nationale adoptera un projet de loi pour lutter contre les violences faites aux femmes. Nous nous réjouissons des avancées qui constituent cette loi et particulièrement le dispositif «téléphone portable d’alerte pour les victimes», leur accompagnement et l’obligation pour le conjoint-agresseur de quitter le domicile.
 
La situation à Neuilly-sur-Marne du Maire sortant nous interpelle : condamné en 2010 par la Cour d’appel de Paris et définitivement par le rejet de son pourvoi par la Cour de Cassation, il se représente néanmoins au suffrage des Nocéen-ne-s. 

Choqué-e-s par cette situation, nous souhaitons attirer votre attention sur la nécessité d’un amendement législatif visant à rendre inéligibles et démissionnaires les titulaires de mandats électifs condamnés définitivement pour viol ou agression sexuelle. 
 
Être élu au suffrage universel pour représenter ses concitoyen-ne-s dans la gestion de la Cité impose un devoir d’exemplarité. 

La loi ne prévoit pas aujourd’hui de dispositions pour sanctionner les élus qui ont abusé de leur position pour violer, agresser ou harceler sexuellement une autre personne. Cette anomalie est insoutenable. Les violences faites aux femmes sont des délits et des crimes particulièrement odieux et trop répandus dans notre société. Les victimes, mais aussi toutes les femmes, se sentent atteintes dans leur dignité en voyant leurs agresseurs pouvoir prétendre à la fonction de premier magistrat de leur ville.
 
Nous réclamons donc que le code électoral interdise à un agresseur sexuel de faire acte de candidature à une quelconque élection.

En 2011, Marie George Buffet avait présenté une proposition de loi visant à rendre inéligible les personnes détentrices de mandat électif condamnées de manière définitive pour viols, harcèlements ou agressions sexuelles. Il serait important que le gouvernement reprenne à son compte l’esprit de cette proposition.
 
Nous vous prions, Madame, Messieurs les Ministres, d’agréer l’expression de notre haute considération.

Personne n'est condamné à reconduire un Maire usé, installé depuis 37 ans, méprisant, déconnecté des difficultés des Nocéennes et des Nocéens, entouré d'une équipe inconsistante, le tout enrobé de méthodes indignes et insultantes pour la démocratie. 

Le 23 mars, vous voterez en connaissance de cause. 

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